Données générales

 

Nom officiel : République du Népal
Nature du régime : République démocratique fédérale
Chef de l’Etat : Mme. Bidhya Devi BHANDARI, Présidente de la République (depuis le 28 octobre 2015)
Chef du Gouvernement : M. Khadga Prasad Sharma OLI (12 octobre 2015)

 

Données géographiques

Superficie : 147 181 km²
Capitale : Kathmandu
Villes principales : Biratnagar, Patan, Pokhara, Birgunj, Dharan Nepalganj
Langue (s) officielle (s) : Népali
Langue (s) courante (s) : Népali, hindi, anglais, dialectes
Monnaie : Roupie népalaise (1 euro = 115,160 roupies au 19/06/2017)
Fête nationale : Fête de la République, 28 mai

 

Données démographiques

Population : 28,2 millions (FMI, 2014)
Croissance démographique : 1,7% (recensement 2011)
Espérance de vie : 68 ans (Banque mondiale, 2012)
Taux d’alphabétisation : 65% (Banque mondiale, 2011)
Religions : Hindouisme (81 %), Bouddhisme (11 %), Islam (4 %), autres (4 %)
Indice de développement humain : 157ème sur 177 (PNUD, 2013)

 

Données économiques

PIB : 19 milliards de dollars (FMI, 2014)
PIB par habitant : 799 dollars (FMI, 2014)

Taux de croissance : 5,5% (FMI, 2014)
Taux de chômage : NA
Taux d’inflation : 9% (prix à la consommation, FMI, 2014)
Balance commerciale : -6,6milliards de dollars (OMC 2014)
Versements travailleurs expatriés : 4,7 Md USD environ (FMI, 2012) – 26% du budget national

Principal client : Inde (68,8%)
Principal fournisseur : Inde (61,3 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (CIA world factbook, 2013) :

  • Agriculture : 35,1%
  • Industrie : 15,7%
  • Services : 49,2%

Exportations françaises vers le Népal : 7 millions d’euros (DGT, 2013)
Importations françaises depuis le Népal : 14,1 millions d’euros (DGT, 2013)

Communauté française au Népal : 256 au 25/04/2015 (Français de passage : env. 25 000 par an)
Communauté népalaise en France : environ 2.000 (ambassade du Népal à Paris)

 

Source Ministère Des Affaires Etrangères

 

Politique intérieure

 

Près de six ans après la signature d’un accord de paix entre la guérilla maoïste et le gouvernement qui a mis fin à la guerre civile (1996-2006), le Népal est toujours engagé dans un processus de normalisation politique. Le processus de paix en vigueur depuis 2006 a permis au Népal d’effectuer de considérables transformations politiques, en particulier l’abolition de la monarchie (28 mai 2008), mais l’assemblée constituante élue en 2008 a échoué à élaborer une nouvelle Constitution. Sa dissolution, le 29 mai 2012, a plongé le pays dans une crise constitutionnelle. Après un an de négociations, un gouvernement technique a été mis en place en mars 2013 qui a organisé les élections d’une nouvelle Assemblée constituante le 19 novembre 2013. A l’issue de plusieurs mois de tractations, le président du Nepali Congress arrivé en tête des élections a été élu Premier ministre le 11 février 2014. Le 25 février, il a formé un gouvernement de coalition avec l’UML, deuxième force politique du pays.

 

Situation économique

 

Le Népal est un des pays les plus pauvres d’Asie. Son économie souffre de faiblesses structurelles majeures : enclavement et difficultés d’accès, absence de ressources naturelles diversifiées – à l’exception d’un potentiel hydroélectrique encore sous-exploité et d’un environnement propice au développement du tourisme -, agriculture archaïque et dispersée dans des zones isolées qui emploie 80 % de la population active mais ne génère que 35 % du PIB, insuffisance des infrastructures, secteur public inefficace et peu rentable dont les infrastructures ont pâti de la guerre. L’économie népalaise demeure extrêmement dépendante des échanges avec l’Inde : près des deux tiers des biens et services népalais vont vers l’Inde.

 

Le pays dépend désormais pour l’essentiel des remises de fonds des travailleurs expatriés, qui représente 26% du budget national, et de l’aide internationale pour les dépenses de développement. Le pays se développe (5,5% de croissance en 2014), mais trop lentement par rapport à tous ses voisins (7% pour le reste de l’Asie du Sud et de l’Asie du Sud-est).

L’économie népalaise a dû faire face à une difficulté supplémentaire avec le blocus informel résultant de tensions à la frontière avec l’Inde. De septembre à février 2016, le Népal a fait face à une grave pénurie de pétrole et de biens de première nécessité (pétrole, médicaments, matériaux de reconstruction).

 

Dans ce contexte et suite aux deux séismes des 25 avril et 12 mai 2015, la situation économique du Népal – déjà fragile – s’est fortement détériorée avec une perte estimée de 1,5 point de croissance de PIB pour l’année 2014/15 (3,4 %) et une inflation à la hausse (6,9 %). La croissance, qui devait repartir en 2016/17 (autour de 5,5 %), soutenue en partie par d’importants transferts de salaires de la part des migrants népalais (6,6 Mds USD, soit 29 % du PIB) et la baisse des prix du pétrole, semble aujourd’hui fortement compromise du fait de ce blocus. Le ministre des Finances a en effet revu fortement à la baisse la prévision de croissance pour 2015/16, de 6 à 2 %. A terme, le coût économique du blocus pourrait dépasser celui des séismes, estimé à 7 Mds USD.

 

La conférence internationale pour la reconstruction du Népal, qui s’est tenue le 25 juin à Katmandou, a permis de réunir au moins 3,4 Mds USD de promesses d’engagement (4,4 Mds USD selon les autorités népalaises). Lors de cette conférence, la création d’une Autorité Nationale de Reconstruction a été annoncée. Elle vise à coordonner la reconstruction, formuler les procédures de reconstruction, accélérer les procédures de mise en place des programmes de développement et allouer des fonds. La reconstruction a pour le moment été suspendue à la mise en place de cette Autorité qui a vu le jour en décembre 2015 et dont la politique de reconstruction a été approuvée le 16 février 2016.

 

 

Politique extérieure

 

1. L’Inde et le Népal sont liés par un Traité de Paix et d’Amitié signé en 1950 encore en vigueur. Plus de la moitié du commerce extérieur népalais dépend de l’Inde, de même que presque toutes les routes d’approvisionnement. Un traité sur le commerce (BIPPA) a été signé en 2011, ainsi que plusieurs accords importants (aviation civile, circulation routière).

 

2. Les relations avec la Chine se développent. La coopération avec la Chine s’exerce essentiellement dans le secteur des infrastructures routières, l’industrie, la santé et l’hydroélectricité. Le commerce bilatéral (1,5 Mds USD en 2013 soit 34,6% du commerce népalais) est en forte croissance et a augmenté de 75% depuis 2009. Des discussions sont en cours pour l’ouverture de deux nouvelles routes entre le Tibet et le Népal. Un accord de tourisme a été signé en 2001. Les visites bilatérales sont nombreuses (visite du Premier ministre chinois le 13 janvier 2012).Pour mémoire, 20 000 réfugiés tibétains se trouvent au Népal.

 

3. Le Népal dispose d’ambassades et de consulats en Inde, au Bangladesh, au Pakistan et au Sri Lanka. Katmandou accueille le Secrétariat général de la SAARC (South Asian Association for Regional Cooperation). Le Népal est aussi représenté dans d’autres pays d’Asie (Chine, Japon, Corée, Malaisie, Thaïlande, Birmanie et Australie).

 

4. Le Népal entretient également des relations étroites avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni (qui consacre au Népal une enveloppe annuelle d’aide au développement de l’ordre de 80 MUSD). Globalement, le Népal reçoit environ 635 MEUR d’aide par an, dont 50% de la Banque Mondiale et de la Banque Asiatique de Développement, ce qui représente plus de la moitié de son budget de développement (aide indienne et chinoise non comprises). Le Népal dispose d’une représentation permanente à l’ONU à new York et à Genève. Il a officiellement adhéré à l’OMC (Organisation mondiale du Commerce) en 2003.